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Les grands-parents, mauvais pour la santé de leurs petits-enfants ? Une Etude à prendre avec des pincettes

Les grands-parents, mauvais pour la santé de leurs petits-enfants ? Une Etude à prendre avec des pincettes

Les grands-parents font souvent tout leur possible pour soulager les parents d’enfants en bas âge. Mais à en croire une étude publiée ce mercredi 15 novembre par des chercheurs, nos aïeuls auraient, en fait, un impact négatif sur la santé des plus jeunes…

Des chercheurs de l’Université de Glasgow, en Ecosse, ont passé en revue près de 60 études portant sur le comportement général des grands-parents avec leurs petits-enfants.

Bien sûr, les grands-parents cajolent leurs petits-enfants, sont patients avec eux, jouent, les gardent dès que c’est nécessaire… mais ils ne font pas tout bien !

Trois mauvais points :

  1. Ils ont tendance à favoriser la suralimentation de leurs petits-enfants, de crainte, peut-être que ces derniers ne soient pas suffisamment rassasiés, qu’ils ne grossissent pas assez. Ils sont aussi plus enclins à les laisser manger des gâteaux, des bonbons, leur en apportant quand ils vont les chercher à la crèche ou à l’école, ou leur en offrant quand ils viennent les voir.
  2. Ils n’encouragent pas les jeunes à pratiquer une activité physique régulière. Or, les recommandations de l’OMS sont, pour les enfants de 5 à 17 ans, de pratiquer des jeux, des sports, des déplacements, à hauteur d’une heure par jour.
  3. Ils soumettent parfois leurs petits-enfants au tabagisme passif.

Ces comportements peuvent avoir des effets négatifs à long terme, en favorisant l’obésité, le diabète, en augmentant le risque de cancers. Et les parents n’osent pas toujours en parler directement aux grands-parents de crainte de voir surgir des conflits. Pourtant, c’est la famille au sens large qui doit veiller sur la santé des plus jeunes. Un message qui, espérons-le, sera entendu et appliqué par les mamie, papi, daddy, granny, grandpa et grandma.

Une chance pour la France, qui ne semble pas faire partie des pays concernés par l’étude: les grands-parents s’occupent moins de leurs petits-enfants dans le nord de l’Europe que dans le sud, note les auteurs. En Suède, par contre, il a été remarqué qu’ils étaient quelquefois trop généreux avec les confiseries, et qu’il y avait un besoin de les “éduquer” pour qu’ils se convertissent à de meilleures pratiques.

Mais l’étude a un sérieux biais :
Les auteurs concluent à un impact général négatif des grands-parents sur la santé de leurs petits-enfants, et appellent à prendre en compte l’ensemble de la famille pour mener des campagnes de prévention. Mais leur étude a toutefois un biais, reconnaît l’Université de Glasgow dans sa présentation: elle ne prend pas en compte les effets positifs pour la santé des liens d’affection qui se créent. Ce qui pourrait changer pas mal de choses… Mais de là à dire que les grands parents français DANS LEUR MAJORITE ont un impact négatif sur leurs petits enfants, cela serait quand difficile à admettre et assez gonflé de la par de ses chercheurs.